Festi trail Sémois

Publié le par calhjogging

"C'était il y a déjà longtemps, tout début juillet 2013. Manu et Jérôme s'affrontaient aux magnifiques paysages ardennais. Pur bonheur...pensaient-ils!

 

CSémois 2'est Manu qui raconte."

 

 

 

 

 

F.T.S.- Le « Festitrail de la Semoisé Etape 1: préparer ses affaires!

Non étape 1, se préparer physiquement. 8 semaines à 4 sorties, du fractionné, du dénivelé... Tout ce dont on a pas l'habitude quand on sort d'un marathon en avril. Jour J L'envie est là. L'appréhension aussi. Le soleil pointe le bout de son nez. Il va faire chaud. A peine arrivés, il faut aller chercher les dossards et ... négocier un T-shirt. Ben oui, on se doute déjà qu'une preuve de notre présence sur la ligne de départ sera nécessaire ! Talc, Noc et provisions.

 

Rassemblement et debrieffing au château (ah ?, c'est là haut ?) Top départ, il dit le monsieur. On commence par une descente, on tourne a droite, ça descend encore. On retourne a droite et là, l'herbe arrive, on se dit que ça commence. On roule bien, le compteur affiche 5''15 au kilo. Puis, une descente « en rappel » ou presque. A la corde, un par un, après avoir rencontré les musiciens de la forêt. On court entourés des mêmes petits groupes dont des gars qu'on s'imagine en train de préparer leur entrée au GIGN. L'un d'eux, en treillis, nous passe dans une descente en (re)bondissant, un marsupilami. Et ce ne sera pas le seul mirage du périple. De belles sensations, on passe les 22Km en 2h46 un peu long pour un semi, mais c'en était déjà vraiment pas un, alors on est contents. Une belle foulée sur cette première partie. Jérôme nous rappelle d'ailleurs qu'il faudra assurer sur la suite du parcours, 33 restant dans l'idée.... l'image du profil de la course et ses 1650 m de dénivelé positif appelle une certaine raison...gérons, gérons.

                                                                                       Sémoise 3

 

Sur la 2eme partie de la course, plus le courage de sortir le téléphone ni pour immortaliser les paysages, ni pour donner des nouvelles et répondre aux sms...qui sonnent et nous font pourtant chaud au cœur. Droit devant !...par moment presqu'à quatre pattes tant les pourcentages deviennent effrayants. "Qu'est ce que c'est beau les ardennes belges !"...en plus, on a de la chance,...c'est la canicule. Arrêter ne nous a pas effleuré l'esprit, même quand un éclaireur nous regarde amusé par la vitesse à laquelle nous nous hissons jusqu'à lui. Ce sera; "ensemble et jusqu'au bout". Des descentes techniques avec non plus des jambes, mais des poteaux et c'est moins pratique. Les pieds souvent en biais tellement les chemins sont en devers, ça donne des chevilles et des tendons qui souffrent sur les ardoises et les racines. Mais à coté de ça, on traverse des paysages magnifiques, des forets de pins, des lits de fougères énormes......habités par des bestioles qui prennent partner pour cible.

 

Ravito 4, le dernier: un accueil chaleureux par "les filles du ravito 4". Chips, orange, raisins secs... Comme d'hab. Quoique, des tomates cerises, des olives et là,..., la dame nous sort du pain, du Camenbert et du Chimay. Un mirage ? Sémoise 4Après un moment d'hésitation on se prépare un salutaire mini sandwich au Chimay. Nos ventres commençaient a gronder et les estomacs étaient gavés des gels et gouts sucrés. Là, c'est reparti...

 

 

Dernière partie Nous y sommes, le passage à gué ! De l'eau jusqu'à la taille, guidés par une corde (heureusement pour lutter contre le courant)....les jambes remercient la fraicheur, plus tard les pieds un peu moins l'humidité. Et la mon Garmin nous lâche... Plus de batterie au bout de 8heures de course. Faut dire qu'on pensait pas y passer autant de temps. On nous promet du plat jusqu'au bout, tout le long de la rivière... Promesse vaine...et on monte, on descend et on court... on se demande encore comment . On attend le Château que l'on aperçoit depuis bien longtemps. On avance sans se plaindre mais l'un comme l'autre on a hâte de voir l'arche d'arrivée. En fait, on en a eu pour notre argent avec un bonus de 3 bornes interminables pour un total de 58 km. Montée du Chateau d'Herbaumont à l'échelle, enfin. Sémoise 6

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis; "Déposé", le Hollandais avec lequel on s'est tiré la bourre (non, pas Frits) sur les quelques dernieres centaines de mètres. Mes mollets avaient trouvé des ailes, un sursaut, ils étaient plus forts et Jérôme s'amuse de m'avoir dit quelques kms derrière : "sur la fin, tu lâches les ch'vaux". Quoi ? C'était pour plaisanter ? Un final sous les applaudissements, encouragements, cris des spectateurs (pour beaucoup attablés).

 

 

Voilà, ça c'est fait ! Sourires sur les deux visages. Sémoise 1Pour l'entrainement, les terrils et Mont des Flandres ne sont raisonnablement pas suffisants. Il faudra songer a faire pousser des Montagnes...ou les déplacer et c'est un peu l'impression qu'on a eu ce samedi. Il y avait 300 inscrits annoncés au départ. Nous n'avons jamais trouvé Nourredine qui a eu la très bonne idée de nous mettre ce trail dans la tête. On fait partie des 192 classés et rescapés...plutôt en bon état, après une Orval, svp ! Une course qualificative pour le célèbre UTMB, ....et ouais, "one point" Des coureurs d'origine diverses.... Du costaud...Tiens, le premier est arrivé quatre heures avant nous, certainement un extra terrestre. Nous, on retiendra : une Belle aventure.

 

 

 

Manu et Jérôme

Publié dans Trails

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

JC2 16/08/2013 12:41

Bravo pour ce reportage très sympa. Au CALH, on court... mais on sait aussi manier la plume ! Cela fait de beaux souvenirs à partager et donne envie à tous de faire ces courses l'année prochaine. À
très bientôt' JC2